Bulletin prévisions saisonnières PREVISION SAISONNIERE D'OCTOBRE A DECEMBRE 2026

@unité de climatologie

PREVISION SAISONNIERE D'OCTOBRE A DECEMBRE 2026

28/09/2026

Le trimestre octobre-novembre-décembre 2026 s'annonce plus chaud que la normale en Guadeloupe et aux Îles du Nord. Il devrait aussi être bien plus sec que la normale pour ce qui concerne les précipitations.

CONTEXTE CLIMATIQUE GLOBAL ET ÉVOLUTION

CONTEXTE CLIMATIQUE

Sur le dernier mois, l'anomalie de températures de surface de l'océan Atlantique était légèrement supérieure à la normale sur les Grandes Antilles à assez neutre sur le sud de l'arc antillais.

Du côté de l'ENSO dans le Pacifique, les valeurs de surface de l'océan sont nettement supérieures aux normales, avec même un renforcement toujours en cours de la phase positive.

 ÉVOLUTION DU CONTEXTE CLIMATIQUE

Au-dessus du Pacifique, le réchauffement de la zone équatoriale de la surface océanique reste rapide et continue. L'ENSO continue de tutoyer les sommets en cours de trimestre avec un maximum marqué (valeur très exceptionnelle au-delà de +3°C probablement début novembre avec des conséquences plus ou moins directes jusqu'aux Antilles.

Pour les trois mois à venir, la tendance est à un léger réchauffement (+0,5°C à +1°C) des eaux de surface de l'océan Atlantique tropical.

Cette température de surface de l'océan autour de nous reste le moteur principal du temps qu'il fera. L'ENSO toujours attendu comme très supérieur aux normales pourra également avoir un rôle via les téléconnexions surtout du côté des températures et un peu moins sur les pluies attendues pour ce trimestre.

 

 

PRÉVISION POUR LA GUADELOUPE ET LES ÎLES DU NORD

Pour le trimestre octobre-novembre-décembre 2026, les températures sont attendues plus chaudes que la normale pour l'ensemble du trimestre. Une vigilance devra être portée aux possibles vagues de chaleur au mois d'octobre sur nos îles.

Du côté des précipitations, le temps devrait souvent être plus sec que la normale, et ce, pour toutes les petites Antilles, archipel de Guadeloupe et îles du Nord comprises.

Attention ! Nous sommes malgré tout encore dans la saison des pluies jusqu'à mi-novembre environ. Quelques périodes bien pluvieuses, restent donc tout de même possibles, surtout à proximité des probables phénomènes cycloniques. 

Probabilité de l'anomalie de température de surface océanique pour le trimestre

Probabilité de l'anomalie de température à 2 m pour le trimestre

Probabilité de l'anomalie de précipitations pour le trimestre

BILAN CLIMATIQUE POUR LES 3 MOIS ECOULES : JUILLET-AOUT-SEPTEMBRE 2026

Juillet est très sec et poussiéreux les pluies sont rares pour ne pas dire anecdotiques. Elles ont souvent lieu au lever du jour, comme s'il s'agissait d'un carême tardif. Les précipitations associées aux ondes d'est restent le plus souvent très loin au sud et évitent les Îles Sous-le-Vent. Seules les pluies du 25 au 26 sur les îles se révèlent localement significatives en Guadeloupe. L'archipel comme les Îles du nord connaissent donc une sécheresse pluviométrique localement sévère. Les déficits sont de l'ordre de -30 à -80% avec un dégradé nord-sud, fonction du relief de chaque île. Juillet 2026 est aussi du plus chauds (souvent +1°C). 

Août connaît une première quinzaine anormalement peu arrosée, même si les ondes d'est et leurs épisodes de pluies significatives du 04 et celles plus rares jusqu’au 14 sont suffisantes pour sortir le département de la sécheresse marqué qu’il subissait depuis la fin du mois d'avril précédent. Une onde active vient nettement arroser l'île de Basse-Terre au petit matin du  15, une autre le 22 et enfin une dernière (ex-DOLLY) le 31. Mais le reste du temps les pluies restent rares. En Basse-Terre, les déficits sont légers à modéré ; -20 à -30% au sud et sur le massif, autour de la normale sur le littoral de l'île, mais là ce sont les pluies du 31 qui pèsent principalement.  Les Grands-fonds et la région pointoise connaissent des déficits de l'ordre de -30%. Ailleurs en Grande-Terre l'apport d'eau du 30 au 31 a largement compensé ceux-ci les cumuls sont autour de la normale. La zone de Saint-François voit même localement des valeurs excédentaires dues surtout aux pluies du dernier jour du mois. Les îles du Nord sont restées aux portes de la sécheresse, surtout l'île de Saint-Martin. Le mois est des plus chauds, il vient rejoindre août 2024 au 4ème rang des mois d'août les plus chauds des 75 dernières années.

La première quinzaine de Septembre est remarquablement sèche : les ondes tropicales sont nettement atténuées par une brume de poussières très présente. Elle est très dense le 11 notamment. Les pluies significatives (>10 mm) sont rares en plaine, seule l'OT 42 permet quelques cumuls notables comme à Saint-Martin. Le 16, l'épisode le plus important du mois se produit avec le passage de l'OT 43 qui déclenche de fortes pluies orageuses surtout sur la Basse-Terre. Les cumuls dépassent 70 mm en côte Sous-le-Vent et 100 à 120 mm sur le relief. Une panne d'alizé le 19 permet à certaines zones de la Grande-Terre de récupérer quelques mm surtout entre Anse-Bertrand et Port-Louis. Mais c'est l'arbre qui cache la forêt et finalement ce mois de septembre reste parmi les plus secs de l'historique des stations surtout sur le nord Basse-Terre, la Désirade et les deux tiers sud de la Grande-Terre avec un déficit compris entre 50 et 80% ! Du côté des températures, les minimales sont nettement au-dessus des normales tandis que les maximales sont légèrement plus chaudes mais ce mois de septembre est à classer parmi les plus chauds depuis 1991. 

Finalement le trimestre juillet-août-septembre 2026 est sur le podium des trimestres JAS les plus secs et les plus chauds depuis 1991 sur l'ensemble des stations.

* Comment fait-on une prévision

* La prévision saisonnière en métropole