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Météo-France

El Niño 2026 confirmé comme un épisode exceptionnel

28/08/2026

L'indice Niño3.4 dépasse maintenant +2°C sur le mois de juillet 2026. Ce seuil confère une intensité forte à l'épisode El Niño en cours. Les dernières prévisions indiquent que cet épisode El Niño sera parmi les plus intenses observés depuis 1950.

Les dernières prévisions

Météo-France Guadeloupe affirmait dans un article paru en juin dernier que cet épisode El Niño aurait une intensité forte à très forte. L'article paru récemment sur meteofrance.com confirme et affine cette prévision avec les dernières actualisations : 

L'anomalie chaude de température de surface de la mer s’est accentuée ces dernières semaines sur le centre du Pacifique. En effet, l’indice Niño3.4 (indice quantifiant la "force" d'El Niño et calculé par l’écart moyen à la climatologie des températures de surface de l’océan sur la région définie entre 5° N et 5°S, et 170°W et 120°W) dépasse maintenant +2 °C sur le mois de jullet 2026.

Le franchissement du seuil de +2 °C par Niño3.4 caractérise donc déjà une intensité forte pour le phénomène El Niño en cours.

Sur la base des prévisions saisonnières à 6 mois de Météo-France ainsi que d’autres centres météorologiques, cet indice devrait poursuivre sa hausse au cours des prochains mois pour atteindre son maximum en fin d'année. Il pourrait alors atteindre une intensité très forte, faisant partie des épisodes les plus forts observés depuis 1950 :

« Les modèles de prévision à échéance saisonnière prévoient, dans leurs simulations du mois d'août, l’amplification des anomalies de température de surface océaniques sur la région. L’amplitude des anomalies déjà présentes dans le bassin Pacifique équatorial ainsi que ces prévisions indiquent que l’épisode El Niño en cours sera parmi les plus intenses observés depuis 1950. » 

Lauriane Batté, climatologue à Météo-France (Direction de la Climatologie et des Services Climatiques)

Quelles conséquences observées sur nos territoires

L'article cité précédemment déclinait toutes les conséquences possible d'un tel phénomène sur notre territoire, avec de probables déficits pluviométriques et des températures supérieures à la normale (notamment nocturnes). 

Les observations du mois de juillet confirment ces prévisions avec de gros déficits pluviométriques notamment sur l'est des îles de l'archipel guadeloupéen et sur l'ensemble des îles du nord. Les anomalies de températures sont confirmées et en augmentation. Le mois d'aout semble suivre le même chemin.

Concernant les cyclones, la conséquence de ce El Nino marqué est une activité cyclonique historiquement basse depuis le début de la saison. À ce jour, seuls quatre phénomènes peu intenses et de courtes durées ont été observés, avec un seul (la tempête tropicale DOLLY) dans la zone de développement majeure (cap-verdien) ce qui est inhabituel. Cette anomalie est à lier à un fort cisaillement présent sur la zone tropicale nord atlantique en amont de nos îles. Et aussi également à une atmosphère souvent chargée en poussières d’origine saharienne. 

Toutefois, nous restons en saison des pluies et les ondes d'est ont été bien présentes avec une activité mitigée.

Rapport à la normale 1991-2020 des cumuls de précipitation sur la Guadeloupe et les îles du Nord en juillet 2026

Anomalie des moyennes maximales et minimales des températures entre juin et août 2026

A quoi s'attendre pour les mois à venir

Les mois à venir ne semblent guère différer. Les prévisions saisonnières à trois mois tablent sur des déficits pluviométriques et des températures légèrement supérieures aux normales.